“Une absence complète d’émotion” : l’adolescente avoue avoir poignardé à mort ses grands-parents avec son petit ami après avoir été interpellés dans les Ardennes

Une relation amoureuse au cœur des tensions
Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 2 avril 2026, le procureur de la République de Reims, François Schneider, a présenté plusieurs éléments concernant les investigations.
Selon le parquet, les grands-parents étaient opposés à la relation amoureuse entretenue par leur petite-fille avec le jeune homme de 16 ans.
Le matin du lundi 30 mars, une dispute aurait éclaté après que la grand-mère aurait découvert les deux adolescents dans la chambre de la jeune fille.
C’est à partir de cette confrontation que les événements auraient dégénéré.
D’après les éléments présentés par le procureur, l’adolescente aurait porté deux coups de couteau à sa grand-mère, qui serait tombée dans l’escalier.
Alerté par les cris, le grand-père serait alors intervenu. Le jeune homme aurait à son tour utilisé une arme blanche contre lui.
Ces éléments restent toutefois à replacer dans le cadre de l’enquête judiciaire. Les responsabilités individuelles, les circonstances précises des violences et le déroulement complet des faits doivent être établis par la procédure pénale et les différentes expertises.
Après les faits, les adolescents auraient emporté 10 000 euros
L’affaire prend une nouvelle tournure après la mort du couple.
Selon les enquêteurs, les deux adolescents auraient tenté de dissimuler les corps dans le sous-sol de la maison avant de quitter les lieux.
Ils auraient également emporté avec eux environ 10 000 euros en liquide.
Mais, contrairement à ce que les enquêteurs auraient pu imaginer dans un premier temps, cette somme n’aurait pas servi à organiser une longue fuite.
Les deux jeunes auraient plutôt utilisé une partie de l’argent pour acheter trois smartphones haut de gamme.
Ils auraient ensuite cherché refuge dans une friche industrielle.
C’est finalement dans cet endroit que les forces de l’ordre auraient retrouvé leur trace et procédé à leur interpellation.
Pour les enquêteurs, ces éléments sont importants afin de reconstituer la chronologie des événements et de comprendre le comportement des deux suspects après les faits.
Des enquêteurs frappés par leur attitude
Au cours des auditions, le comportement des deux adolescents aurait également interpellé les enquêteurs et les magistrats.
Le procureur François Schneider a indiqué que les professionnels ayant participé aux interrogatoires avaient été frappés par leur apparente froideur et leur faible expression émotionnelle, malgré quelques moments de pleurs.
Un tel comportement peut naturellement susciter de nombreuses interrogations.
Mais dans une procédure pénale, l’attitude d’un suspect ne suffit pas à établir sa culpabilité, son état psychologique ou ses motivations.
C’est précisément le rôle des investigations, des auditions et, lorsque cela est nécessaire, des expertises psychologiques et psychiatriques de déterminer les différents éléments permettant de comprendre le passage à l’acte.
Dans une affaire impliquant des mineurs, cette dimension est particulièrement importante.
Cliquer sur lire la suite




