Santé

Cancer du poumon : ce nouveau traitement en comprimé montre des résultats impressionnants face à la chimiothérapie

Cancer du poumon : un comprimé ciblé fait mieux que la chimiothérapie dans une étude internationale

Et si un traitement oral pouvait offrir une nouvelle option aux patients atteints de certaines formes avancées de cancer du poumon ? C’est la perspective ouverte par une étude internationale présentée lors du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) en 2026 et publiée dans le New England Journal of Medicine. Les chercheurs ont évalué le sunvozertinib, un médicament ciblé administré sous forme de comprimé, chez des patients présentant une anomalie génétique particulière.

Les résultats sont encourageants : chez les participants concernés, ce traitement a permis de retarder davantage la progression de la maladie et d’obtenir une réduction des tumeurs plus fréquemment que la chimiothérapie étudiée. Toutefois, cette avancée ne signifie pas que le médicament est plus efficace pour toutes les formes de cancer du poumon, ni qu’il peut remplacer systématiquement les traitements existants.

Pour comprendre l’importance de cette découverte, il faut s’intéresser à la mutation génétique ciblée, aux résultats de l’essai clinique et aux questions qui restent encore ouvertes.

Cancer du poumon : une mutation génétique particulièrement difficile à traiter

Tous les cancers du poumon ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Derrière un diagnostic identique peuvent se cacher des tumeurs dont les mécanismes biologiques, les mutations et la réponse aux traitements sont très différents.

Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) représente la catégorie la plus fréquente de cancer du poumon. Chez certains patients, les cellules tumorales présentent des anomalies génétiques qui favorisent leur multiplication et leur survie. L’identification de ces anomalies permet parfois de proposer une thérapie ciblée, conçue pour agir sur un mécanisme précis impliqué dans le développement de la maladie.

C’est notamment le cas des mutations du gène EGFR, qui joue un rôle dans la régulation de la croissance cellulaire. Certaines anomalies de ce gène peuvent stimuler des signaux favorisant la prolifération des cellules cancéreuses.

Parmi elles figurent les insertions de l’exon 20 du gène EGFR. Cette mutation particulière est relativement rare, mais elle représente un défi important en oncologie. Les traitements ciblant d’autres mutations d’EGFR ne sont pas nécessairement aussi efficaces contre cette anomalie.

Pendant longtemps, les patients atteints d’un cancer du poumon avancé présentant cette mutation disposaient donc d’options thérapeutiques limitées. La chimiothérapie à base de platine constituait une approche importante, tandis que de nouvelles stratégies étaient développées pour améliorer le contrôle de la maladie.

C’est dans ce contexte que le sunvozertinib a été étudié. Ce médicament appartient à la famille des thérapies ciblées et a été conçu pour inhiber l’activité anormale associée aux insertions de l’exon 20 d’EGFR.

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