Santé

Cancer du poumon : ce nouveau traitement en comprimé montre des résultats impressionnants face à la chimiothérapie

Sunvozertinib : comment fonctionne ce traitement oral contre le cancer ?

Le sunvozertinib est un inhibiteur ciblant le récepteur EGFR. Son objectif est de bloquer certains signaux qui contribuent à la croissance des cellules tumorales présentant la mutation concernée.

Contrairement à la chimiothérapie conventionnelle, qui agit sur les cellules en division et peut affecter différents tissus de l’organisme, une thérapie ciblée cherche à intervenir sur un mécanisme biologique précis. Cette approche peut permettre d’obtenir de meilleurs résultats chez les patients dont la tumeur présente la caractéristique moléculaire recherchée.

Cela ne signifie toutefois pas qu’un traitement ciblé est dépourvu d’effets indésirables. Son efficacité et sa tolérance dépendent notamment du médicament utilisé, de l’état de santé du patient et des caractéristiques de sa maladie.

L’un des aspects pratiques du sunvozertinib est son administration par voie orale. Dans l’essai WU-KONG28, les patients du groupe expérimental recevaient le médicament quotidiennement, tandis que le groupe témoin suivait une chimiothérapie à base de carboplatine et de pemetrexed, avec un traitement d’entretien par pemetrexed selon le protocole.

Pour les patients, un traitement sous forme de comprimé peut réduire les déplacements nécessaires pour certaines administrations et faciliter l’organisation de la vie quotidienne. Néanmoins, un traitement oral contre le cancer nécessite lui aussi un suivi médical régulier, une surveillance des effets secondaires et le respect strict de la prescription.

Essai clinique WU-KONG28 : 324 patients suivis par les chercheurs

Pour évaluer l’efficacité du sunvozertinib en première ligne de traitement, les chercheurs ont conduit l’essai clinique international de phase III WU-KONG28.

Au total, 324 patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules avancé présentant une insertion de l’exon 20 d’EGFR ont été répartis aléatoirement entre deux groupes.

Le premier groupe comprenait 163 patients traités par sunvozertinib. Le second réunissait 161 patients recevant une chimiothérapie à base de carboplatine et de pemetrexed.

Le principal objectif était de comparer la survie sans progression, c’est-à-dire la durée pendant laquelle la maladie ne s’aggrave pas et ne progresse pas selon les critères retenus par les chercheurs.

Les scientifiques ont également évalué le taux de réponse objective, la durée de réponse au traitement, l’évolution de la taille des tumeurs et les effets indésirables.

Les résultats publiés en 2026 montrent un avantage du sunvozertinib sur plusieurs de ces critères par rapport à la chimiothérapie étudiée.

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