Santé

Cancer du foie: les signes discrets qui doivent alerter

  • le surpoids ou l’obésité abdominale ;
  • le diabète de type 2 ;
  • un taux élevé de triglycérides ou d’autres anomalies lipidiques ;
  • l’hypertension artérielle ;
  • un manque d’activité physique.

La présence de graisse dans le foie ne signifie pas automatiquement que la personne développera une inflammation importante ou un cancer. Chez certains patients, la maladie reste relativement stable. Chez d’autres, elle peut évoluer vers une fibrose, puis une cirrhose et, dans certains cas, un carcinome hépatocellulaire.

Un cancer peut-il apparaître sans cirrhose ?

Oui, certains cancers du foie associés à une maladie métabolique peuvent apparaître en l’absence de cirrhose. Ce phénomène complique l’identification de toutes les personnes susceptibles de développer la maladie.

Cependant, le risque individuel n’est pas le même pour tous les patients atteints de foie gras. La survenue d’un cancer sans cirrhose reste relativement rare à l’échelle de l’ensemble des personnes présentant une MASLD.

Les recommandations médicales ne préconisent donc pas une surveillance systématique du cancer du foie chez toutes les personnes ayant une stéatose hépatique sans cirrhose. Dans certains cas de fibrose avancée, une évaluation individualisée peut être discutée avec un spécialiste.

La priorité consiste à repérer les personnes dont le risque est le plus élevé, à évaluer l’état du foie et à prendre en charge les facteurs métaboliques associés.

4/5 Alcool, alimentation, poids et café : les habitudes qui peuvent protéger le foie

Il n’existe pas de méthode garantissant l’absence de cancer du foie. Certaines habitudes permettent toutefois de réduire plusieurs facteurs de risque et de préserver la santé hépatique sur le long terme.

Limiter l’alcool et prévenir les hépatites virales

La consommation d’alcool peut provoquer des lésions hépatiques qui évoluent, dans certains cas, vers une cirrhose. Réduire sa consommation ou éviter l’alcool constitue donc une mesure importante, particulièrement chez les personnes présentant déjà une maladie du foie.

Les hépatites virales méritent également une attention particulière. La vaccination contre l’hépatite B contribue à prévenir les infections responsables de maladies hépatiques chroniques. Pour l’hépatite C, les traitements antiviraux permettent aujourd’hui de guérir la grande majorité des infections lorsqu’elles sont correctement prises en charge.

Le dépistage et le traitement des hépatites, lorsqu’ils sont indiqués, font partie des mesures importantes de prévention du cancer du foie.

Maintenir un poids adapté et contrôler le diabète

Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et une prise en charge adaptée du diabète de type 2 peuvent contribuer à améliorer la santé métabolique et à limiter la progression de certaines maladies du foie.

Il n’est pas nécessaire de suivre un régime extrême. L’objectif est plutôt de privilégier des habitudes durables : davantage d’aliments peu transformés, des légumes, des fruits entiers, des sources de protéines variées et des portions adaptées aux besoins individuels.

En présence de surpoids, une perte de poids progressive, accompagnée si nécessaire par un professionnel de santé, peut réduire la quantité de graisse accumulée dans le foie.

Les personnes diabétiques ou présentant des anomalies du cholestérol et des triglycérides ont également intérêt à faire contrôler régulièrement leurs paramètres métaboliques.

Le café réduit-il le risque de cancer du foie ?

Plusieurs études observationnelles ont mis en évidence une association entre la consommation de café et un risque plus faible de carcinome hépatocellulaire. Certaines recommandations médicales indiquent que le café peut être envisagé dans le cadre de la prévention chez les personnes atteintes de maladies chroniques du foie.

Il faut néanmoins interpréter ces résultats avec prudence. Une association statistique ne prouve pas que le café est directement responsable de la diminution du risque, et les données ne permettent pas de recommander une quantité universelle à tout le monde.

Le café ne remplace ni le suivi médical, ni le traitement d’une hépatite, ni la prise en charge du diabète ou de l’obésité. Les personnes sensibles à la caféine ou présentant certaines maladies doivent également tenir compte de leurs propres besoins médicaux.

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