A 49 ans, cette célèbre présentatrice révèle être atteinte d’un cancer du sang incurable et refuse de laisser la maladie l’empêcher de travailler

Pourquoi la polycythémie vraie est-elle considérée comme un cancer du sang ?
Le terme « cancer » peut être particulièrement difficile à entendre lorsqu’une personne vient d’apprendre son diagnostic.
Dans le cas de la polycythémie vraie, la maladie est classée parmi les cancers du sang et les néoplasies myéloprolifératives. Elle est liée à des anomalies génétiques acquises qui entraînent une production excessive de cellules sanguines.
Selon Blood Cancer UK, plus de 95 % des personnes atteintes présentent notamment une mutation du gène JAK2 V617F, tandis que d’autres peuvent présenter une mutation différente de JAK2.
Cela ne signifie toutefois pas que la maladie évolue de la même manière chez tous les patients.
La polycythémie vraie est généralement une maladie à évolution lente et peut être contrôlée grâce à un suivi médical adapté. Les médecins surveillent notamment les analyses sanguines et le risque de complications cardiovasculaires ou thrombotiques.
Quels sont les symptômes de la polycythémie vraie ?
Les symptômes peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre.
Parmi les manifestations possibles figurent notamment :
- une fatigue importante ;
- des maux de tête ;
- des vertiges ;
- une vision trouble ;
- des démangeaisons parfois intenses ;
- des sueurs nocturnes ;
- une sensation de rougeur au niveau de la peau ;
- des saignements inhabituels ;
- des douleurs ou une sensation de pesanteur liées à une augmentation du volume de la rate.
La maladie peut également augmenter le risque de thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot dans un vaisseau sanguin. Selon l’endroit où le caillot se forme, les conséquences peuvent être graves, notamment en cas d’accident vasculaire cérébral, de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire.
Cela explique pourquoi le suivi médical et les analyses sanguines régulières jouent un rôle central dans la prise en charge.
Maryam Moshiri veut désormais parler ouvertement de son diagnostic
Après avoir gardé le silence pendant une longue période, la journaliste a finalement décidé de raconter son histoire publiquement.
Son objectif n’est pas seulement de parler de sa propre expérience. Elle souhaite également contribuer à une meilleure compréhension des cancers du sang, notamment des maladies chroniques qui peuvent rester invisibles aux yeux de l’entourage.
Elle participe ainsi à la campagne Here for This de Blood Cancer UK, lancée dans le cadre du mois de sensibilisation aux cancers du sang. La campagne met en avant les moments importants que les patients peuvent manquer en raison de la maladie, des traitements ou des hospitalisations, mais aussi les moments qu’ils peuvent retrouver grâce aux progrès de la recherche médicale.
Pour Maryam Moshiri, parler de sa maladie est aussi une manière de rappeler qu’une personne atteinte d’un cancer du sang ne se résume pas à son diagnostic.
Un message d’espoir malgré une maladie incurable
Le mot « incurable » peut donner l’impression qu’aucune solution médicale n’existe. Dans le cas de la polycythémie vraie, la réalité est plus nuancée.
La maladie ne peut actuellement pas être guérie, mais elle peut être traitée et surveillée sur le long terme. L’objectif est notamment de contrôler la production des cellules sanguines, de réduire les symptômes et de limiter les complications.
Les progrès de la recherche sur les cancers du sang permettent par ailleurs de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques et de mieux comprendre les mécanismes de ces maladies.
Maryam Moshiri souhaite justement transmettre ce message : vivre avec une maladie chronique ne signifie pas nécessairement renoncer à tous les projets qui comptent.
Son propre parcours en est une illustration. Malgré les traitements, la fatigue et les difficultés rencontrées avec sa famille, elle a continué à exercer son métier de journaliste et à couvrir des événements internationaux.
Aujourd’hui, elle choisit de rendre cette partie de son histoire publique afin que d’autres personnes atteintes d’un cancer du sang puissent se sentir moins seules.
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