“Les Moretti dirigeaient tout” : le barman du Constellation entendu par les juges

Les vidéos de surveillance au cœur des investigations
Les images enregistrées durant la nuit de l’incendie constituent également un élément majeur du dossier.
Selon les éléments déjà rapportés par différents médias, le feu s’est propagé extrêmement rapidement dans le bar. Une source documentaire consacrée au dossier indique notamment que l’embrasement aurait été très rapide, ce qui constitue un point important pour comprendre la dynamique du sinistre.
Pour les enquêteurs, l’objectif est notamment de déterminer précisément la chronologie des événements : où se trouvait chaque personne, comment le feu s’est propagé, quelles mesures de sécurité étaient disponibles et comment les occupants ont tenté d’évacuer l’établissement.
Le témoignage de Gaëtan pourrait donc être confronté aux images afin de vérifier certains détails et de compléter la chronologie.
Cette méthode est classique dans les enquêtes portant sur des catastrophes ou des accidents collectifs : les déclarations des survivants peuvent être comparées aux données objectives disponibles afin de reconstituer les différentes étapes du drame.
Une enquête qui s’intéresse également aux travaux du Constellation
Au fil des mois, l’enquête judiciaire s’est également élargie à la question des travaux effectués dans l’établissement.
En septembre 2026, un ingénieur civil entendu par les enquêteurs aurait notamment affirmé que son identité avait été utilisée à son insu pour valider certains projets liés au Constellation. Cette information a été rapportée par plusieurs médias et fait partie des nouveaux éléments examinés dans le cadre des investigations.
Cette question pourrait avoir une importance particulière dans la compréhension des conditions de sécurité du bâtiment.
Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer qui a commandé certains travaux, qui les a réalisés, quelles validations étaient nécessaires et si les procédures administratives et techniques ont été respectées.
L’objectif n’est donc pas uniquement de comprendre comment le feu s’est déclenché, mais également de déterminer si d’éventuelles défaillances antérieures ont pu contribuer à aggraver les conséquences du sinistre.
Dix-sept personnes mises en cause dans l’enquête suisse
L’enquête pénale suisse a progressivement concerné un nombre important de personnes.
Selon les éléments disponibles en septembre 2026, 17 personnes sont prévenues dans le cadre de la procédure, parmi lesquelles les gérants du Constellation ainsi que des responsables et anciens responsables communaux.
Les qualifications pénales évoquées dans le dossier comprennent notamment l’homicide par négligence, les lésions corporelles par négligence et l’incendie par négligence pour les gérants, selon les premières communications officielles du Ministère public valaisan.
L’instruction cherche également à examiner le rôle éventuel de responsables publics dans les contrôles et la conformité de l’établissement. En mars 2026, le parquet valaisan avait notamment annoncé l’ouverture d’une instruction à l’encontre de plusieurs responsables et anciens responsables de la commune.
Il convient néanmoins de rappeler qu’une personne mise en cause ou prévenue dans le cadre d’une enquête reste présumée innocente tant qu’une décision judiciaire définitive n’a pas établi sa culpabilité.
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