Jonathann Daval en prison : travail, transformation physique et rumeurs démenties à Ensisheim

Le volet judiciaire collatéral définitivement clos
Le feuilleton Daval ne se limitait pas à la peine principale. Poursuivi pour « dénonciation calomnieuse » après avoir accusé à tort son beau-frère Grégory Gay du meurtre d’Alexia et inventé un complot familial durant l’instruction, Jonathann Daval a dû affronter une nouvelle fois la justice.
Ses anciens beaux-parents réclamaient pas moins de 60 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral. En avril 2024, le tribunal correctionnel de Besançon a prononcé la relaxe, estimant que ses déclarations relevaient des droits de la défense et n’étaient pas des dénonciations spontanées.
La famille d’Alexia ayant fait appel, la cour d’appel de Besançon a confirmé intégralement cette relaxe le 13 juin 2025. Ce volet judiciaire est donc définitivement refermé, renvoyant Jonathann Daval à sa seule peine de 25 ans de réclusion criminelle.
Quelle suite pour Jonathann Daval ?
En tenant compte de sa détention provisoire débutée en janvier 2018, une libération conditionnelle pourrait théoriquement être envisagée au début des années 2030. Si aucune remise de peine maximale n’est accordée, l’horizon 2035 marquerait la fin de la période de sûreté incompressible.
Mais rien n’est automatique. Toute libération restera soumise à des critères stricts : réinsertion active, suivi médical, et surtout évaluation de sa dangerosité par le juge d’application des peines. Autrement dit, la sortie éventuelle de Jonathann Daval dépendra moins du calendrier que de son comportement et des expertises à venir.
Ce qu’il faut retenir
Jonathann Daval incarne aujourd’hui une figure paradoxale : celle d’un condamné pour un féminicide qui a bouleversé la France, devenu un détenu décrit comme modèle, transformé physiquement et intégré dans son établissement. Entre travail, sport, rumeurs démenties et procédures closes, son quotidien à Ensisheim reste suivi de près. L’affaire Alexia, elle, continue de hanter la famille de la victime, pour qui aucune décision de justice ne ramènera jamais la jeune femme disparue en 2017.
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