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Changement d’heure 2026 : la France passe à l’heure d’hiver le 25 octobre, une date précoce inédite depuis six ans

Quels appareils se mettent à jour tout seuls ?

Bonne nouvelle pour les distraits : la majorité de vos équipements modernes géreront l’opération sans intervention de votre part. Smartphones, ordinateurs, tablettes et montres connectées synchronisent leur horloge via le réseau ou le signal GPS. Vous n’aurez rien à faire.

En revanche, certains objets du quotidien restent imperméables à cette automatisation. C’est notamment le cas :

  • des réveils classiques et radio-réveils non connectés ;
  • des horloges murales et pendules mécaniques ;
  • de certains fours, micro-ondes et machines à laver ;
  • des thermostats et programmateurs de chauffage anciens ;
  • de l’horloge de votre tableau de bord si elle n’est pas connectée.

Prenez donc quelques minutes le dimanche matin pour vérifier ces appareils. Un décalage d’une heure sur un programmateur de chauffage peut avoir un impact concret sur votre confort et sur votre facture énergétique en cette période de transition.

Un système hérité du choc pétrolier de 1973

Le changement d’heure n’a pas été inventé pour perturber nos nuits. Il remonte au choc pétrolier de 1973-1974, dans un contexte de crise énergétique majeure. L’idée était simple : faire coïncider au mieux les périodes d’activité humaine avec les heures d’ensoleillement naturel, afin de réduire la consommation d’éclairage et, par extension, la demande en énergie.

Le dispositif a ensuite été harmonisé à l’échelle européenne pour éviter une mosaïque de fuseaux horaires entre pays voisins. Plus de cinquante ans après, sa pertinence est pourtant de plus en plus discutée. Les équipements ont évolué, l’éclairage LED consomme une fraction de ce que consommaient les ampoules à incandescence, et les habitudes de travail se sont profondément transformées avec le télétravail.

Résultat : les économies d’énergie qui justifiaient historiquement le dispositif sont aujourd’hui jugées beaucoup plus modestes. Plusieurs études européennes estiment le gain réel à moins de 1 % de la consommation électrique annuelle dans certains pays, un chiffre loin des ambitions initiales.

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