Hausse des retraites Agirc-Arrco : combien d’argent je vais toucher en plus dès le 1er novembre 2026 ?

Voici combien vous allez gagner avec une augmentation de 1,4 %
Concrètement, une revalorisation de 1,4 % signifie que le montant brut de votre pension complémentaire sera multiplié par 1,014. Le gain dépend donc directement de la somme que vous percevez actuellement.
Pour mieux comprendre ce que cette décision représente, voici plusieurs exemples de calcul.
| Pension complémentaire mensuelle actuelle | Gain mensuel brut | Nouvelle pension mensuelle brute | Gain brut sur 12 mois |
|---|---|---|---|
| 250 € | 3,50 € | 253,50 € | 42 € |
| 450 € | 6,30 € | 456,30 € | 75,60 € |
| 650 € | 9,10 € | 659,10 € | 109,20 € |
| 800 € | 11,20 € | 811,20 € | 134,40 € |
| 1 000 € | 14 € | 1 014 € | 168 € |
Ces chiffres illustrent l’effet de la hausse sur la pension complémentaire, avant les éventuels prélèvements sociaux et fiscaux. Le montant net effectivement reçu peut donc être différent.
Pour un retraité qui touche 450 euros de complémentaire chaque mois, le gain sera de 6,30 euros mensuels. Avec une pension de 800 euros, l’augmentation atteindra 11,20 euros par mois.
À première vue, ces montants peuvent sembler modestes. Pourtant, sur une année complète, ils représentent respectivement 75,60 euros et 134,40 euros supplémentaires, à condition que la pension reste versée pendant les douze mois considérés.
Pour connaître votre propre augmentation, il suffit donc de multiplier le montant mensuel actuel de votre retraite complémentaire par 0,014.
Pourquoi cette augmentation risque-t-elle de décevoir certains retraités ?
Si la hausse de 1,4 % constitue une amélioration par rapport à une absence de revalorisation, elle ne garantit pas pour autant une progression du pouvoir d’achat.
Le problème est simple : les dépenses courantes peuvent augmenter plus rapidement que les revenus. L’alimentation, l’énergie, les assurances, les frais de santé ou encore les charges de logement représentent une part importante du budget de nombreux retraités.
Selon l’Insee, les prix à la consommation avaient augmenté de 2,1 % sur un an en juillet 2026, d’après l’estimation provisoire publiée le 31 juillet. Ce chiffre constitue un repère pour comprendre les tensions sur le coût de la vie, mais il ne permet pas, à lui seul, de déterminer précisément l’inflation applicable à toute l’année 2026.
Lorsque les prix progressent plus vite que la pension, le retraité peut perdre du pouvoir d’achat, même si son revenu augmente en euros. Une revalorisation de 1,4 % peut ainsi ne pas suffire à compenser l’évolution de certaines dépenses personnelles.
Il faut également tenir compte des différences entre les ménages. Une personne propriétaire de son logement, sans crédit immobilier et avec peu de dépenses de transport, ne subit pas nécessairement les mêmes contraintes qu’un retraité locataire qui doit régler un loyer, des factures d’énergie et des frais médicaux réguliers.
La hausse de novembre est donc une aide supplémentaire, mais son effet réel dépendra de la situation financière de chaque foyer et de l’évolution des prix.
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