Swan Song : Charles Spencer maintient ses révélations sur Charles III malgré la réponse froide de Buckingham Palace

La conversation téléphonique qui fait scandale
Parmi les passages les plus commentés figure le récit d’un appel entre Charles Spencer et le prince Charles, devenu depuis Charles III. Selon l’auteur, la conversation aurait eu lieu peu après la disparition de Diana, alors que les préparatifs des funérailles battaient leur plein.
Le futur roi aurait alors vivement critiqué la famille Spencer, notamment sur la question du devoir et de l’organisation des obsèques. Spencer affirme avoir simplement écouté, sans intervenir. Puis, selon son récit, Charles aurait prononcé une phrase qui l’aurait profondément choqué : « On l’aura vite oubliée », ou dans la version anglaise rapportée dans les extraits, « Rest assured, we’ll forget her soon enough ».
Charles Spencer raconte avoir été tellement surpris qu’il aurait répondu ne pas croire que le prince puisse tenir de tels propos, avant de mettre fin à la conversation. Une scène brève, mais lourde de sens, qui remet en question l’image d’un Charles III digne et maître de lui-même dans l’épreuve.
Buckingham Palace sort de sa réserve
Habituellement, le palais rappelle avec constance qu’il ne commente pas les livres consacrés à la famille royale. Cette fois, l’institution a pourtant publié une déclaration faisant explicitement référence au contenu de l’ouvrage.
Sans répondre directement à la phrase attribuée au roi, Buckingham Palace a souligné que la douleur liée au deuil d’un frère ou d’une sœur peut affecter le jugement et la mémoire, même plusieurs années après une disparition. Une formulation soigneusement pesée, interprétée par de nombreux observateurs comme une contestation indirecte du récit de Spencer.
Le communiqué ne constitue toutefois pas une réfutation détaillée. Le palais ne conteste pas la tenue de l’appel, ni son contenu exact. Il suggère simplement que la mémoire d’un homme en deuil n’est pas infaillible. Une défense en creux, qui laisse planer le doute sans jamais trancher.
« Je dis la vérité » : la réponse de Charles Spencer à la BBC
Invité par la BBC le 18 septembre, Charles Spencer a été interrogé sur la réaction du palais par la journaliste Laura Kuenssberg. Loin de se dérober, il a maintenu fermement sa version des événements.
Il explique notamment n’avoir eu que deux conversations téléphoniques avec Charles au cours de sa vie. Un détail qui, selon lui, rend son souvenir d’autant plus précis : il était particulièrement attentif aux paroles échangées, précisément parce que ces échanges étaient rares.
« Je dis la vérité », a-t-il finalement répondu lorsqu’on lui a demandé qui, de lui ou du roi, devait être cru. Spencer affirme également avoir raconté cette conversation à des membres de sa famille et à des amis immédiats dès les faits, précisément parce qu’il l’avait trouvée choquante. Un argument de cohérence, qui vise à renforcer la crédibilité de son témoignage.
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