Santé

Santé intime féminine : 3 habitudes du quotidien qui méritent vraiment attention

La cigarette : un facteur souvent sous-estimé pour la santé intime

On pense immédiatement aux maladies cardiovasculaires, aux maladies respiratoires ou au cancer du poumon lorsqu’on parle de tabagisme.

Mais la cigarette peut également avoir des conséquences sur la santé reproductive et gynécologique.

Le lien entre tabac et cancer du col de l’utérus est particulièrement intéressant dans le contexte du HPV. Selon le National Cancer Institute, le tabagisme actif et l’exposition à la fumée secondaire sont associés à une augmentation du risque de cancer du col chez les femmes infectées par le HPV.

Autrement dit, la cigarette ne doit pas être présentée comme une cause unique du cancer du col de l’utérus. Le HPV joue un rôle central. Mais le tabagisme constitue un facteur supplémentaire susceptible d’augmenter le risque.

Pourquoi arrêter de fumer peut aussi protéger la santé à long terme

Arrêter de fumer représente donc une mesure de prévention beaucoup plus globale qu’on ne l’imagine.

Le bénéfice concerne notamment la santé cardiovasculaire, les poumons, plusieurs cancers et, chez les femmes concernées par une infection à HPV, la réduction de certains facteurs de risque associés au cancer du col.

L’exposition passive mérite également d’être prise au sérieux.

Créer un environnement sans fumée à la maison constitue une mesure simple pour protéger l’ensemble de la famille. Et lorsqu’un partenaire souhaite arrêter, un accompagnement médical ou spécialisé peut être beaucoup plus efficace que la simple volonté de « tenir bon ».

La prévention peut parfois commencer par une conversation.

La protection dans le couple ne concerne pas uniquement la contraception

Dans une relation stable, le préservatif disparaît parfois progressivement de la vie sexuelle du couple.

C’est compréhensible lorsque les partenaires ont une relation exclusive et qu’une autre méthode contraceptive est utilisée pour éviter une grossesse.

Mais il est important de distinguer deux sujets : la contraception et la prévention des infections sexuellement transmissibles ne répondent pas au même objectif.

La pilule contraceptive, le dispositif intra-utérin ou d’autres méthodes peuvent prévenir une grossesse, mais ils ne protègent pas contre le HPV et les autres infections sexuellement transmissibles.

Le préservatif conserve donc un intérêt particulier lorsqu’une protection contre les IST est nécessaire.

Le HPV peut rester silencieux pendant longtemps

C’est probablement l’un des aspects les plus importants à comprendre.

Une infection par le HPV ne provoque généralement aucun symptôme. Selon l’OMS, environ 90 % des infections sont contrôlées naturellement par l’organisme. Toutefois, lorsqu’un HPV à haut risque persiste, il peut provoquer progressivement des modifications cellulaires susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Il est donc impossible de se fier uniquement à ce que l’on ressent.

L’absence de douleur, de démangeaison ou de symptômes visibles ne signifie pas nécessairement l’absence d’une infection.

C’est précisément ce qui rend la prévention et le dépistage du cancer du col de l’utérus si importants.

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