« Ils n’ont pas eu le choix » : 40 caravanes s’installent sur leur stade, les joueurs les font partir en moins d’une heure

Une version des faits contestée par les occupants
Les circonstances de cette installation font aujourd’hui l’objet de versions différentes.
Jean-Noël Cousin, membre du comité directeur du Rugby Club Ajaccien, affirme que le groupe serait arrivé depuis Propriano avant de pénétrer sur le site sportif.
Selon ses déclarations, le portail du stade aurait été forcé afin de permettre l’accès aux caravanes.
Les occupants contestent toutefois cette version des faits.
Le responsable du club maintient cependant ses affirmations.
Il explique qu’il avait lui-même assuré l’arrosage automatique de la pelouse très tôt dans la matinée.
Vers 5 h 30, il indique avoir quitté les lieux après avoir fermé le portail à clé.
À son retour quelques heures plus tard, le cadenas avait disparu et plusieurs dizaines de caravanes occupaient déjà le terrain.
Ces éléments devront, le cas échéant, être vérifiés par les autorités compétentes.
Une proposition financière immédiatement refusée par le club
Au cours des discussions, les occupants auraient proposé une solution permettant de rester sur les lieux pendant une semaine.
En contrepartie, une compensation financière aurait été évoquée.
Les responsables du Rugby Club Ajaccien ont refusé cette proposition sans hésitation.
Pour eux, la question n’était pas financière.
Le véritable enjeu concernait la préservation des infrastructures sportives.
Chaque journée supplémentaire augmentait le risque de dégradation du terrain.
Au-delà de la pelouse, plusieurs installations techniques pouvaient également être affectées.
Le système d’arrosage au cœur des inquiétudes
Sous la surface du terrain se trouve un réseau d’arrosage indispensable au maintien de la qualité de la pelouse.
Les dirigeants redoutaient particulièrement que les piquets utilisés pour fixer les tentes ne viennent perforer ces conduites enterrées.
Une telle détérioration pourrait entraîner des réparations particulièrement coûteuses.
Dans ce type de situation, les frais de remise en état peuvent rapidement atteindre plusieurs milliers d’euros, notamment lorsque des équipements hydrauliques ou des installations techniques sont concernés.
Les questions de responsabilité civile, d’assurance des infrastructures sportives et d’indemnisation des dommages matériels deviennent alors essentielles.
Pour un club associatif, ces dépenses représentent souvent une charge difficile à supporter.
Un stade utilisé toute l’année par les enfants et les licenciés
Les responsables rappellent que le terrain accueille bien plus que les matchs de l’équipe première.
Chaque semaine, des dizaines de jeunes licenciés viennent y suivre leurs entraînements.
Les écoles de rugby, les compétitions amateurs, les événements associatifs et les différentes catégories du club utilisent quotidiennement ces installations.
Préserver la qualité de cette pelouse constitue donc une priorité afin d’assurer la sécurité des joueurs et le bon déroulement de la saison sportive.
Une dégradation importante aurait pu avoir des conséquences sur l’ensemble des activités prévues dans les semaines à venir.
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